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Etude vers de terre

Lors du dernier tour de plaine, les agriculteurs du CETA Bressan se sont retrouvés pour tenter une nouvelle expérience : étudier de plus près les vers de terre qui peuplent leurs terres cultivées.

 

Le protocole expérimental, mis en place par l’Université de Rennes, consiste à choisir 3 placettes de 1 m² que l’on arrose avec 300 g de moutarde « Amora fine et forte » dilués dans 10 L d’eau, on renouvelle l’opération une seconde fois pour chaque placette. Cette méthode est basée sur le comportement de fuite adopté par les vers de terre suite à l’agression épidermique provoquée par l’eau moutardée. Après chaque arrosage, le jeu consiste à prélever les vers de terre qui remontent à la surface, à les comptabiliser et à tenter d’identifier leur famille d’appartenance : les épigés, les anéciques ou les endogés.

Une fois le travail fini, pensez à rincer les vers dans une bassine d’eau avant de les relâcher.

 

Résultat des courses :

 

Le matin à Biziat sur une parcelle de blé menée en TCS, précédent maïs, et recevant du lisier de porcs régulièrement, la chasse a abouti à une moyenne de 14 d’individus collectés par m², soit environ 50 à 100 kg/ha. Un résultat dans la moyenne des observations faites sur le sol breton. Ce sont essentiellement des épigés qui ont été observés ; de petite taille et très pigmentés, ils vivent près de la surface du sol et se nourrissent de matières organiques fraîches.

 

L’après-midi sur Domsure, nous avons renouvelé l’expérience sur une autre parcelle de blé, en TCS une année sur 2 (labour avant maïs) et recevant chaque année du lisier de bovins. La récolte a été fructueuse avec un score moyen de 100 vers/m² soit environ 600 à 800 kg de vers par ha ! Nous avons observé autant d’individus épigés que d’anéciques. Ces derniers sont les lombrics que nous connaissons tous, de grandes tailles et infatigables creuseurs de galeries verticales, ils assurent un brassage intime de la matière minérale avec la matière organique et participent ainsi à la formation du complexe argilo-humique par le rejet de nombreuses fèces à la surface du sol, les turricules.

Quelques endogés ont aussi été observés sur cette parcelle. Ce sont des individus peu pigmentés, qui vivent continuellement dans le sol. Ils puisent leur alimentation soit des racines mortes, soit de matières organiques plus ou moins évoluées et intégrées à la matière minérale.

 

La CA01 a également réalisé ce travail sur une prairie temporaire à Relevant, plus de 200 individus/m² ont été observés soit environ 3,5 T de biomasse à l’ha, un résultat exceptionnellement élevé qui se rapproche des quantités observées sur les prairies naturelles de Normandie.

 

Participez, vous aussi !

 

Toutes ces informations ont été communiquées auprès de l’Observatoire Participatifs des Vers de terre (OPVT) coordonné par l’Université de Rennes. En s’adressant à toutes les personnes volontaires pour l’observation de ces magro-organismes du sol, cet observatoire  va permettre de rassembler et d’analyser les informations collectées au niveau national, dans le cadre d’un projet d’observatoire de la biodiversité ordinaire en milieu agricole.

 

 

Retrouvez toutes les informations sur le site : http://ecobiosoil.univ-rennes1.fr

 

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